Témoignages 2008

Les années :

Exprimez-vous par votre témoignage sur le pèlerinage 2008
La rubrique "Témoignages" est à votre disposition.

Les témoignages

Nicolas

Vivement ce pélerinage 2008 - 150eme anniversaire des apparitions.

Nicolas

 

Christelle

Le diocèse de Paris et l’ABIIF (Association des Brancardiers et Infirmière d’Ile de France), avec les personnes malades et handicapés, nous sommes partis le 25 Avril 2008 à 21h00 de Paris pour Lourdes. Une partie des hospitaliers et des infirmières étaient dans le train blanc pour accompagner les personnes malades et handicapés (c’est là où nous étions avec Dominique). Nous avons accompagné Gisèle, une voisine, qui a été baptisée en 2000 à la paroisse Saint Antoine des XV-XX et qui n’avait jamais été à Lourdes.

Nous sommes arrivés le 26 au matin, c’est l’hospitalité de Lourdes qui s’est occupée des malades et des handicapés pour les emmener à l’Accueil Notre Dame, nous y sommes allés avant de les accueillir dès leur arrivée pour leur montrer les chambres et les faire déjeuner. Pour faire connaissance, notre salle s’est rassemblée au premier étage de l’accueil Notre Dame. L’après-midi, nous avons commencé le programme du pèlerinage par le passage à la grotte de Massabielle, ou Bernadette a eu 18 apparitions de la Vierge Marie en 1858. J’étais avec Robert et c’était la première fois qu’il allait à Lourdes. Après, nous avons fait une procession eucharistique en rang par quatre qui ne s’est pas arrêtée à la basilique Saint Pie X car le Frat (pèlerinage des lycéens d’Ile de France) était là pour leur dernier jour, donc nous sommes restés autour du podium pour prier le Saint Sacrement. Cette première journée en tant que hospitalière fut pour moi un moment de découverte, de partage et d’apprentissage pour me familiariser avec les chariots bleus.

Le deuxième jour, le 27 Avril 2008, nous devions réveiller les personnes par une prière à la vierge Marie ou par la lecture d’un passage dans notre livret, je m’occupais de trois chambres dont Dominique faisait partie avec d’autres brancardiers. J’ai commencé la journée par faire une toilette pour la première fois avec Carole qui m’a accompagnée pendant ces cinq jours, à Marcelle qui au début ne se laissait pas faire car elle nous ne nous connaissait, pas puis au fil des jours, elle a pris confiance et tout s’est très bien passé. Dominique, lui devait accompagner les personnes à la salle à manger pour le petit déjeuner, puis faire les transferts de personnes qui avaient du mal à se déplacer sur la chaise bleue et faisait le ménage une fois que les chambres étaient libres. Dans les chambres où j’étais affectée, il y avait deux personnes à aider plus que les autres, Marcelle et Simone qui était sur un brancard. Après le petit déjeuner, je me suis occupée de Marcelle pour aller à la messe internationale à la Basilique Saint Pie X. Je suis restée au milieu des personnes si elle avait besoin de quelque chose comme de vouloir boire ou d’aller aux toilettes par exemple. Marcelle fut étonnée de voir autant d’évêques, de prêtres et de croyants. Elle n’a pas l’habitude d’aller à la messe donc elle était impressionnée. Je lui ai montré que la célébration défilait sur les écrans et que c’était traduit en plusieurs langues puisqu’il y avait beaucoup de pèlerins. A la fin de la célébration, nous avions la photo du pèlerinage de l’ABIIF sur le parvis de l’Eglise du Rosaire. L’après-midi, nous avons suivi le chemin jubilaire dans les sanctuaires animé par l’aumônier de notre groupe. Ce parcours se décompose en trois parties :

1ère station : nous sommes allés devant les fontaines. Sonia, l’une des infirmières est allée chercher de l’eau. Chacun a pu prendre de l’eau et la boire pour que nous puissions renouveler notre baptême en suivant les paroles de la vierge Marie à Bernadette : « Allez boire à la fontaine et vous y laver ».

2ème  station : il y avait la représentation du cachot, dans le centre ville la pièce est exiguë et tout le monde ne pouvait pas rentrer. Qui était Bernadette Soubirous ? Elle est née le 7 janvier 1844 à Lourdes au « moulin de Boly » l’un des nombreux moulins qui s’égrènent le long du ruisseau Lapaca. Elle habitera pendant 10ans avec ses parents, François Soubirous et Louise Castérot, des meuniers qui gagnent dignement leur vie. Elle appellera ce lieu « Le Moulin du bonheur », parce qu’elle y fera une découverte très importante dans la vie de tout Homme : l’amour humain.
A partir de 1854, plusieurs événements vont bouleverser la vie de la famille de Bernadette. Un accident de travail, d’abord, handicapera son père en lui crevant un œil. Plus tard, il sera faussement accusé d’avoir volé deux sacs de farine. Pour cela, il sera incarcéré huit jours. Puis ce sera la sécheresse qui, pendant deux années consécutives, privera cette région de récolte de blé, réduisant les meuniers au chômage. Enfin, ce sera l’installation de nouveaux moulins à vapeur qui conduiront François son père à la faillite. Au même moment, le choléra s’abat sur Lourdes, faisant 38 morts. Plusieurs centaines de personnes sont aussi atteintes par cette terrible maladie, dont Bernadette, qui en portera les séquelles toute sa vie. Les Soubirous sont alors réduits à une extrême misère. Ils n’ont plus de logement, plus de travail, plus de nourriture, plus d’argent. Un cousin, André Sajous, met gratuitement à leur disposition une pièce d’environ 16 mètres carrés, « Le Cachot », une ancienne prison désaffectée parce qu’insalubre. Ils s’y installent au début de l’hiver 1857.

3ème station : Face à la grotte, notre aumônier nous a expliqué les apparitions de l’Immaculée Conception à Bernadette, avec le message de Lourdes qui débute le 11 février 1858 par la première apparition de la Dame.
La 3ème apparition, le 18 février, la Dame lui parle pour la première fois. Bernadette tend un crayon pour qu’elle inscrive son nom, la Dame réplique « Ce que j’ai à vous dire, ce n’est pas nécessaire de le mettre par écrit ». A la deuxième parole de la Vierge « Voulez-vous me faire la grâce de venir ici pendant quinze jours ? ». Bernadette fut bouleversée car c’est la première fois qu’on lui dit vous. La Vierge lui adresse ces mots : « Je ne vous promets pas de vous rendre heureuse en ce monde, mais dans l’autre ».
Mercredi 24 février, Aquero (cela en patois) adresse ce message à Bernadette : « Pénitence ! Pénitence ! Pénitence ! Priez Dieu pour les pécheurs ! Allez baiser la terre en pénitence pour les pécheurs ! ».
Jeudi 25 février : la Dame lui dit : « elle me dit d’aller boire à la source (…) je ne trouvai qu’un peu d’eau vaseuse. Au quatrième essai je pus boire. Elle me fit également manger une herbe qui se trouvait près de la fontaine puis la vision disparut et je m’en allai. »
Mardi 2 mars, la Dame lui demande : « Allez dire aux prêtres qu’on vienne ici en procession et qu’on y bâtisse une chapelle ». Bernadette en parle à l’abbé Peyramale, curé de Lourdes. Celui-ci veut savoir qu’une chose : le nom de la Dame. Il exige en plus une preuve : voir fleurir le rosier de la Grotte en plein hiver.
Jeudi 25 mars, jour de l’Annonciation, Bernadette se rend à la grotte où, à l’initiative de l’abbé Peyramale, elle demande à la Dame de dire son nom. Par trois fois, Bernadette lui pose la question. A la quatrième demande, la Dame lui répond en patois : « Que soy era Immaculada Counceptiou », (je suis l’Immaculée Conception). Bernadette se rend chez l’abbé Peyramale qui comprend que c’est la Mère de Dieu.
Vendredi 16 juillet, dernière apparition de l’Immaculée à Bernadette qui lui apparut plus belle et plus radieuse que jamais.

Quand nous sommes revenus à l’accueil Notre Dame, je suis allée voir Simone qui n’était pas sortie. Je lui ai montré les photos que j’ai faite au cours de ces deux jours et son visage s’est illuminé de reconnaissance car sans m’en rendre compte je lui faisais vivre le pèlerinage à travers mon appareil photo. J’étais remplie de joie et une profonde tristesse m’a envahie car personne du groupe n’a eu l’idée de lui faire partager ce qu’elle ne pouvait pas voir. Je fus bouleversée toute la fin de la journée mais personne ne l’a remarquée à part Dominique.

Le soir au 5ème étage de l’Accueil Notre Dame, nous avons fait une veillée mariale avec notre salle. Puis la sœur Patricia a fait une surprise à notre chef de salle Ingrid qui fêtait ses trente trois ans. Elle lui a offert une prière et un petit tricot qu’elle a commencé à faire pendant les célébrations avec des cures dents comme aiguilles. Notre chef de salle fut ravie.
Je suis allée dire bonne nuit aux malades et faire le bisou du soir car c’est important de les entourer. Ce soir là, Simone m’a dit bonne nuit ma poupée, cette parole ma beaucoup touchée.

Le troisième jour, lundi 28 avril, notre aumônier nous a tous rassemblés pour nous parler du sacrement de réconciliation. Je me suis occupée de Joël, je l’ai emmené à l’Eglise Sainte Bernadette. Il n’a pas voulu se faire confesser et nous sommes restés pour chanter. Après nous sommes partis dans les sanctuaires seuls avec Joël. Je lui ai fait faire le chemin de l’eau. A la troisième station, j’ai surpris un petit oiseau qui montait à l’arbre et je lui ai montré. Il l’a observé jusqu’à ce qu’il s’envole. Après nous avons discuté de sa maladie et que c’était grâce à Lourdes qu’il arrivait à marcher avec des béquilles. Nous sommes allés rendre grâce à Dieu dans la tente d’adoration pour le remercier de l’aider chaque jour qu’il lui apporte, moi j’ai prié pour les moments fabuleux que me procure chaque personne. Puis nous avons terminé par une prière à la Vierge Marie. Ce moment de partage fut très fort et tous les jours j’avais droit à un beau sourire de sa part.
Le quatrième jour, mardi 29 avril, nous avons fait le chemin de croix pour les personnes malades et handicapées qui se trouve dans les sanctuaires. L’après-midi, nous sommes allés aux piscines. J’ai demandé à Xavier , un hospitalier de notre salle, de témoigner ce qu’il a vécu aux piscines : « Au départ, je pensais qu'être piscinier c'était simplement une manière de plus de venir en aide à ceux qui en avaient besoin et je n'en mesurais pas un seul instant la portée spirituelle. Les pèlerins malades qui viennent se baigner aux piscines portent avec eux leurs souffrances - physiques ou morales - mais aussi leur espérance et leur foi en Dieu : c'est parce qu'ils croient en la miséricorde du Seigneur qu'ils prennent la peine de venir parfois de très loin. Ce dont je me suis rendu compte, c'est que leurs souffrances et leur espérance, on les porte avec eux lorsqu'on les plonge dans l'eau de la piscine et qu'on les en ressort. Il y a là quelque chose de profondément mystique et mystérieux : ils ne sont plus seuls à porter leur fardeau ni à espérer en l'amour de Dieu. Par le simple fait de les porter physiquement et de de prier avec eux, on en devient solidaire d'une manière que je ne m'explique pas encore. Au fur et à mesure que les pèlerins défilaient humblement devant moi, je pris conscience que moi aussi j’étais- en quelque sorte - malade. Même si je ne souffrais pas dans ma chair, mon âme restait blessée par le péché. Tout comme les malades qui venaient humblement se prosterner devant la Sainte Vierge, j'avais besoin moi aussi de faire cette démarche simple et de me laisser laver, purifier et guérir par l'amour de Dieu.
Le cinquième et dernier jour, mercredi 30 avril, il y avait la cérémonie d’engagement des hospitaliers de l’ABIIF. Ils s’engagent à venir à Lourdes tant que leurs forces leur permettent pour accompagner les personnes malades et handicapés, symbolisé par une médaille. J’ai eu du mal à me dire que le lendemain, il faudrait reprendre son quotidien et dés que je parlais du retour j’étais très triste mais j’ai fait mon possible pour rendre les personnes que j’accompagnais les plus joyeuses possibles.
L’après-midi nous avons fait le sacrement des malades. Juliana m’a demandé d’être sa marraine. J’étais très contente d’être choisie, mais également émue, car je ne savais pas du tout ce qu’il allait se passer. Comme Jeanine était à coté de moi, je lui ai proposé d’être sa marraine et elle a été ravie. Après avoir reçu le sacrement des malades, Jeanine s’est mise à pleurer et je l’ai consolée car elle avait perdu des êtres chers et je lui ai proposé de prier avec elle.
Le soir nous avons prie le train pour le retour à Paris. Dés notre arrivés, nous avons accueillis les personnes malades et handicapés avec un petit déjeuner en attendant que leurs familles viennent les chercher.

Mon pèlerinage à Lourdes, en tant que hospitalière m’a permis de consacrer du temps à des personnes, mais aussi de les accompagner dans leurs démarches de foi. Je les remercie car j’ai passé des moments très forts et très conviviaux.
Pour moi, cette démarche m’a permis de partager avec mes frères et sœurs chrétiens des valeurs importantes telles que l’humilité et l’amour de son prochain.
Je remercie Xavier pour son témoignage qui m’a beaucoup touché et fait découvrir le monde des piscines.

Christelle

 

Hélène

"Jeunes et vieux se réjouiront ensemble"

Je n'étais pas brancardière, seulement visiteuse d'un pelerin malade, mais ce que j'ai vu pendant les visites à l'hopital tenu par l'ABIIF pendant ce pelerinage m'a très fortement impressionnée. vision du paradis : Une paix indescriptible circulant entre jeunes et vieux, entre soignants et soignés, et une joie communicative qui agrandit l'esprit !

 

Pierre

"Merci"

J'ai bien aimé le pélerinage de l'A.B.I.I.F en 2008 à Lourdes, pour le jubilé des Apparitions de Marie à Bernadette. Je trouves qu'il y a une bonne ambiance entre tout le monde. Car pour moi, c'est très important de se sentir bien dans un endroit comme celui-là pour un bon cheminement sprirituel. Ce que j'ai le plus apprécié l'année dernière, c'est le chemin jubilaire, qu m'a fait connaitre un peu plus les lieux, ainsi que la procession aux flambeaux.