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Association des Brancardiers
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Pèlerinage 2015

Pèlerinage 2015 - Thème : "Lourdes, la joie de la mission"
du 27 avril au 1er mai 2015

Déroulement

L'ABIIF est parti à Lourdes avec 840 Pèlerins (2 trains TGV réservés à cet effet). Plus de 555 hospitaliers bénévoles (brancardiers et infirmières), dont 18 aumôniers, 14 médecins, 16 infirmières Diplômées d'Etat (DE), 3 Kinés, ont accompagné dans leur démarche spirituelle 278 malades ou handicapés (enfants, adultes) et personnes âgées ainsi que 9 accompagnants.

 

Départ du train à la gare Paris-Montparnasse le lundi 27 avril vers 12h00 avec une arrivée à Lourdes vers 19h, où " l'Hospitalité Notre Dame de Lourdes" accueille nos Pèlerins et les prend en charge pour les conduire à "l'Accueil Notre-Dame", lieu de leur résidence durant ces 5 jours.

Retour à Paris-Montparnasse le vendredi 1er mai vers 15h55 après un départ de Lourdes vers 9h30 (levée vers 5h30 de nos Pèlerins malades ou handicapés).

Le Thème 2015 "Lourdes, la joie de la mission"

Envoi
Notre-Dame de Lourdes,
le coeur plein de confiance
nous nous tournons vers toi.
Notre prière en ce jour
rejoint celle de tous les pèlerins qui,
de jour comme de nuit, marchent vers toi.
Ils contemplent ton visage de lumière, près des
eaux vives de la source de Massabielle.
Ils te chantent dans le grand fleuve de lumière
qui le soir se répand dans la nuit.
Mère de toute grâce, femme de l’espérance,
aube de l’Evangile, guide-nous à la suite de ton
fils sur le chemin de l’Evangile.
Tu connais nos marches de nuit, le poids de nos
peines, et ce trésor d’espérance qui veille en
nous, attendant l’aurore.
Garde-nous, comme toi, disponibles à Dieu
chaque jour de notre vie.
Amen

Pourquoi la Joie de la mission ?

Tous les pèlerins de Lourdes sont, cette année, invités à réfléchir sur ce thème proposé par les sanctuaires.

Qu’est- ce que la mission ?

Etre en mission, c’est être envoyé. “L’Église est envoyée par le Christ pour manifester et communiquer la charité de Dieu à tous les hommes et à toutes les nations” comme le rappelle le Concile Vatican II. La mission consiste donc à transmettre la Bonne Nouvelle, c’est-à-dire l’Evangile, à ceux qui ne la connaissent pas encore.

On associe souvent la mission à une époque révolue, où des prêtres aventuriers partaient vers des terres nouvelles, porter l’Evangile à des populations plus ou moins accueillantes. Mais ce n’est évidemment qu’un visage de la mission.

Aujourd’hui encore, ÉVANGÉLISER est au coeur de la vocation de l’Eglise, qui doit sans cesse annoncer au monde les merveilles de Dieu.

Et moi, dans tout ça ?

Alors que nous vivons bien souvent notre foi de manière personnelle, un peu comme une affaire privée entre Dieu et nous, l’Eglise nous rappelle que les grâces que nous recevons par notre foi ont vocation à porter du fruit pour nos frères également. Que se serait-il passé si les disciples de Jésus, après avoir été témoins de sa mort et de sa résurrection, étaient rentrés chez eux, remplis de joie certes, mais gardant cette bonne nouvelle pour eux seuls ? Nous n’aurions jamais connu le Christ s’ils n’étaient pas partis aux quatre coins du monde, annoncer cette Bonne Nouvelle à tous  ceux qu’ils croisaient.

Nous aussi, nous sommes appelés à partager notre foi, à en être les témoins pour ceux qui nous entourent.

Pourquoi parler de joie ?

Le thème de l’année insiste, en particulier, sur un aspect essentiel de la mission : LA JOIE ! Porter la Bonne Nouvelle du Salut de tous les hommes dans le Christ ne peut être que source de joie, aussi bien pour ceux qui reçoivent cette Bonne Nouvelle, que pour ceux qui en sont les messagers.

“Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux prisonniers qu’ils sont libres et aux aveugles qu’ils verront la lumière” dit le Christ. Notre mission est de relayer ces paroles de joie, de les transmettre à tous les hommes, pour qu’eux aussi entrent dans la joie des enfants de DIeu.

Tout au long de notre pèlerinage, à travers un thème journalier, nous pourrons réfléchir à cette

joyeuse mission, en nous penchant chaque jour sur une dimension de la mission, telle que l’Eglise nous la décrit.

Tous appelés

“L’Eglise tout entière est missionnaire ; l’oeuvre d’évangélisation est un devoir fondamental du peuple de Dieu ” nous dit le pape Paul VI.

Les prêtres et les religieux ne sont pas les seuls responsables de l’annonce du Christ. Chacun d’entre nous a UN RÔLE À JOUER DANS CETTE MISSION, en étant témoin de sa foi pour les autres. Et d’ailleurs, nous-mêmes, nous avons bien souvent reçu notre foi de la part de témoins laïcs : nos parents, nos catéchistes, des amis qui nous ont parlé du Christ.

Prier

Cela peut paraître paradoxal, mais la mission commence nécessairement dans LE SILENCE DE LA PRIÈRE. La mission, qui consiste à annoncer le Christ, n’est possible que si elle est enracinée en Lui par la prière. Au-delà de l’indispensable intimité avec Celui que nous annonçons, la prière permet aussi de demander le secours de l’Esprit-Saint. Dieu, en effet, ne nous laisse pas seuls face au monde dans notre mission : Il nous envoi son Esprit qui est le véritable moteur de l’évangélisation.

La prière permet de recevoir cet Esprit et de le laisser nous guider pour porter du fruit.

Témoigner

Pour que nous puissions toucher ceux vers qui nous sommes envoyés “l’Evangile doit être proclamé d’abord par un témoignage” (Paul VI). Quel meilleur moyen, en effet, pour annoncer le Christ, que de commencer par RACONTER LES MERVEILLES qu’Il a faites dans chacune de nos vies, et d’expliquer pourquoi notre foi nous rend si joyeux ?

Si notre annonce, au lieu d’être un enseignement sur des doctrines et des concepts, est le témoignage de notre histoire avec ce que Dieu y a accompli pour nous, alors ceux qui nous écoutent voudront eux aussi connaître ce Dieu qui fait des merveilles et goûter cette joie qui nous habite.

Annoncer

Si la mission, enracinée dans la prière, doit être un témoignage, elle demeure insuffisante et incomplète tant qu’elle ne s’accompagne pas de L’ANNONCE DE LA MORT ET DE LA RÉSURRECTION DU CHRIST. “L’évangélisation contiendra toujours (base, centre et sommet à la fois de son dynamisme) une claire proclamation que, en Jésus-Christ, le Fils de Dieu fait homme, mort et ressuscité, le salut est offert à tout homme, comme don de grâce et miséricorde de Dieu.” (Paul VI)

Servir

Enfin, la mission implique de nous mettre au service de nos frères, en particulier de ceux à qui nous annonçons le Christ. Comment porter le message d’amour de Dieu si nous n’en sommes pas nous-mêmes les premiers témoins ?

“Par ce témoignage sans parole, ces chrétiens font monter, dans le coeur de ceux qui les voient vivre, des questions irrésistibles : Pourquoi sont-ils ainsi ? Pourquoi vivent-ils de la sorte ? Qu’est-ce qui les inspire ? Un tel témoignage est déjà proclamation silencieuse mais très forte et efficace de la Bonne Nouvelle.” (Paul VI).

Programme

Lundi 27 avril
Tous appelés à la mission
«Ses brebis à lui, il les appelle chacune par son nom,
et il les fait sortir »
(Jn 10, 3) 

Dans le train :
Présentation en salle
Présentation du thème
Messe
Chapelet

LE MOT DU PÈRE ETIENNE GIVELET

Nous voilà en route vers Lourdes pour 5 jours.
C’est vite passé mais cela nous laisse un peu
de temps ! Ce temps sera celui de la joie de la
rencontre avec le Christ qui prendra les traits de
notre voisin.
Car nous faisons beaucoup de rencontres à
Lourdes et nous voulons qu’elles soient vraies.
Bernadette a toujours voulu dire vrai quant à ses
témoignages et sa foi en Dieu.
Saint Thomas More, un saint anglais, que nous
évoquerons aujourd’hui, a voulu dire vrai aussi
sur Dieu et il est mort pour cela (devenant ainsi
un témoin du respect de la conscience).
Cette joie qui n’est peut être pas partagée par
tous est possible car elle se fonde sur notre foi,
conviction que Dieu aime et accompagne.
Jésus comme un Berger, accompagne. Il nous
laisse aller mais nous prévient, ou nous rattrape,
quant à tout danger qui mettrait en péril notre
lien à lui.
Regardons le Christ en nos frères car nous allons
vivre ensemble en nous «rendant service»
mutuellement. Notre mission est d’aimer !

 

Mardi 28 avril
Prier
« Mes brebis écoutent ma voix »
 (Jn 10, 27) 

10 h30 Messe (Bernadette côté Grotte)
Temps en salle sur le thème du jour et présentation de la procession Eucharistique, des piscines et du sacrement de Réconciliation.
15h30 : Chapelet à la Grotte
17h : Procession Eucharistique  (Animation ABIIF)
21h : Veillées Mariales

LE MOT DU PÈRE JEAN-PHILIPPE FABRE

Quel peut bien être le rapport entre la joie de la
Mission et le programme de notre journée ? En quoi un
chapelet à la grotte, une procession eucharistique ou
une veillée mariale peuvent-ils bien être missionnaire ?
C’est la petite Thérèse, guide pour notre journée,
qui nous donne la clé. Elle qui fut enfermée toute sa
courte vie au Carmel a été proclamée patronne de
Missions. Étonnant, non ?
Thérèse elle-même nous explique : « Je compris
que si l’Église avait un corps, composé de différents
membres, le plus nécessaire, le plus noble de tous
ne lui manquait pas, je compris que l’Église avait
un Coeur et que ce Coeur était brûlant d’Amour. Je
compris que l’Amour seul faisait agir les membres
de l’Église, que si l’Amour venait à s’éteindre, les
Apôtres n’annonceraient plus l’Évangile, les Martyrs
refuseraient de verser leur sang... ».
La prière, foyer de l’Amour, est le moteur de la Mission,
car l’évangile annoncé, c’est d’abord l’évangile
accueilli. C’est pourquoi le message de Bernadette
priant à Nevers, a été entendu dans le monde entier.

Mercredi 29 avril
Témoigner
« Vraiment je me rends compte que le Seigneur a envoyé son ange »
 (Ac, 12, 1) 

10h-12h : Sacrement de Réconciliation    (Bernadette côté Carmel)
8h30 : Piscines (100 personnes)
14h-15h30 : Sacrement de Réconciliation (Bernadette côté Carmel)
14h-      : Piscines (100 personnes)
16h30 : Messe et Sacrement des malades (Bernadette côté Grotte)
21h Veillée récréative

LE MOT DU PÈRE STÉPHANE GRAVEREAU

Lorsque l’on relit le récit des apparitions de la
Vierge Marie à la petite Bernadette Soubirous ;
lorsque l’on s’arrête sur l’histoire de cette petite
esclave, Joséphine Bakhita, devenue religieuse ;
nous écoutons avec intérêt ce passage du livre
d’Isaïe : « Maintenant, ainsi parle le Seigneur, lui
qui t’a créé, Jacob, et t’a façonné, Israël : Ne crains
pas, car je t’ai racheté, je t’ai appelé par ton nom,
tu es à moi. Car je suis le Seigneur ton Dieu, le
Saint d’Israël, ton Sauveur. Parce que tu as du prix
à mes yeux, que tu as de la valeur et que je t’aime,
ne crains pas, car je suis avec toi. » (Is 43,1.2-5)
Avec le psalmiste, nous voudrions crier : « qu’estce
que l’homme pour que tu penses à lui, le fils
d’un homme, que tu en prennes souci ? » (Ps. 8,5)
Aujourd’hui nous sommes invités aux sacrements
des malades et de la réconciliation. Profitons de
ces temps pour prendre conscience de notre
faiblesse, et pour saisir que c’est de cette faiblesse
que Dieu veut se servir pour me faire grandir.

Jeudi 30 avril
Annoncer
« Dieu l’a ressuscité en le délivrant des douleurs de la mort »
(Ac2,24)

9h45 : Engagements et Messe à la Grotte.
11h : Photo
14h30-16h : Chemin de Croix
17h : Cérémonie d’envoi (Bernadette côté Carmel)
21h : Réunion des Hospitaliers (Hémicycle)

LE MOT DU DIACRE VINCENT REDIER

La figure qui nous est aujourd’hui proposée
est celle de Saint Jean Paul II, le pape de « la
nouvelle évangélisation » ; celui qui nous a
rappelé que notre mission première était d’aller
annoncer la Bonne Nouvelle, dans nos régions
certes de tradition chrétienne, mais fortement
déchristianisées. Aujourd’hui, qui attache de
l’importance au fait que Jésus soit venu sur terre,
soit mort et ressuscité pour «nous délivrer des
douleurs de la mort» ?
Le monde livré à lui-même, déboussolé, est en
recherche de sens, et nous sommes appelés à
nous convertir, c’est-à-dire nous tourner vers
Dieu, et à nous former pour avancer sur ce chemin
de la rencontre et ensuite de l’évangélisation où
chacun d’entre nous a pleinement sa place. Le
Pape François dans son exhortation apostolique
« la joie de l’évangile » nous appelle à « retrouver
la fraîcheur originale de l’Evangile » en avançant
sur des chemins qui nous obligent à sortir de nos
« schémas ennuyeux ».
NOUS NE POUVONS PLUS RESTER IMMOBILES
À ATTENDRE QUE LE MONDE CHANGE.
IL NOUS FAUT BOUGER
.

Vendredi 1er mai
Servir
« Celui qui voudra devenir grand parmi vous sera votre serviteur »
( Mc 10,43 )

LE MOT DU PÈRE GONZAGUE CHATILLON

L’Amour a reçu un nom personnel. Il a pris un
visage d’homme. Il a marché sur nos chemins.
Il est devenu l’un de nous, sans cesser d’être
divinement lui-même. Il se nomme : JESUSAMOUR.
Aujourd’hui comme hier, Lui, par excellence
le Serviteur de l’homme, me rejoint sur ma
route parsemée d’épreuves, d’embûches, de
souffrances… mais aussi de joies ; il m’invite
ainsi, à Servir comme témoin de sa Présence, à
l’exemple de nombreux visages qui ont traversés
les siècles.
De Bernadette qui nous dit « d’avoir soin du
malade comme si c’était le Bon Dieu » à son
contemporain Frédéric Ozanam qui nous
demande de « nous occuper des domestiques
autant que des maîtres et des ouvriers comme
des riches » il y a ce même appel, à aimer, à se
donner, à se laisser transformer, purifier…
Mais découvrir cet amour sans limites,
demande d’approcher du Feu qui jaillit du
buisson sans se consumer pour nous nourrir
de sa Présence, une présence qui a pour nous
le nom de SERVITEUR.

Dans le train : 
Messe
Temps de partage

 

Tous les jours :
6h40                                     Prière des hospitaliers (Transit 5ème étage)
7h30 à 8h30                         Petit-déjeuner
12h et 18h30                        Déjeuner et dîner
11h50                                   Réunion des Brancardiers

Livret du Pèlerin

Voir le Livret du Pèlerin 2015 "Lourdes, la joie de la mission"

Photo du Pélerinage

La Grande Photo de l'ensemble du Pèlerinage (publiée avec l'aimable autorisation de Mr Lacaze, Photographe officiel de l'A.B.I.I.F à Lourdes  - contact@photolacaze.com)